Démarreur

Sommaire

Le démarreur permet l’utilisation de la clé de contact magique ou maintenant de la carte et commande à distance du démarrage du moteur. Pensez qu'au début de l'automobile et jusque dans les années quarante, c'était le démarrage à la manivelle qui prévalait. Pas simple...

Qu'est-ce qu'un démarreur exactement et comment fonctionne-t-il ? Réponses maintenant.

Fonction du démarreur

Son rôle est de permettre le démarrage du moteur ; c'est un moteur électrique auxiliaire qui entraîne le moteur à une vitesse de rotation de 300 à 400 t/min, permettant de compresser suffisamment les gaz frais pour provoquer la combustion dans les cylindres.

Moteur électrique du démarreur

C'est la partie centrale du démarreur, alimentée par un câble de grosse section directement de la batterie (la consommation électrique du démarreur est de 300 à 600 ampères pour un véhicule automobile tourisme et petit utilitaire).

Il est composé :

  • d'une carcasse métallique supportant les inducteurs ;
  • d'un induit composé de bobinages et d'un collecteur sur lequel frottent les balais ;
  • d'un palier avant (nez) et un palier arrière (recevant les balais) guidant l'induit en rotation.

Démarreur et lanceur

Le lanceur est le système mécanique permettant le processus du volant moteur. Il coulisse sur l'axe d'induit dans le palier avant et se présente sous la forme :

  • d'un ensemble roue libre (fonctionnant comme celle du pignon arrière du vélo) - pignon d'engrènement ;
  • d'une fourchette poussant cet ensemble en translation et rotation vers la couronne du volant moteur.

Qu'est-ce qu'un solénoïde ?

Le solénoïde est un relais, dont le circuit de commande est alimenté par la clé de contact ; il est composé :

  • d'un double bobinage avec un noyau, permettant d'amener, par l'intermédiaire de la fourchette, le pignon au contact de la couronne de démarreur (1° phase) ;
  • d'un contact permettant en fin de course du noyau de relier le circuit batterie aux inducteurs, puis au(x) balai(s) positif(s), aux bobinages de l'induit et enfin au(x) balai(s) négatif(s) (2° phase).

Bon à savoir : il existe maintenant des démarreurs équipés d'un ensemble à train épicyloïdal, son rôle est de réduire la taille et la consommation électrique tout en augmentant le couple de sortie du démarreur.

Dysfonctionnements liés au démarreur

Plusieurs symptômes sont possibles :

  • Pas d'action démarreur avec un claquement à la commande : le démarreur est en cause (balais – collecteur…).
  • Pas d'action démarreur : le solénoïde est défectueux ou la ligne de commande n'est pas alimentée.
  • Le démarreur tourne dans le vide : bruit de moulin à café ou de ferraille : le lanceur est en cause, le pignon patine sur la couronne (destruction des dents).
  • Le véhicule démarre avec un bruit métallique persistant pendant plusieurs secondes : le pignon du lanceur reste probablement engrené. Plus le temps d'engrènement est important, plus le démarreur risque d'être détérioré. Le démarreur est à vérifier.

Démarreur : qu'en est-il de sa maintenance ?

La solution la plus facile est le remplacement du démarreur. Il existe des démarreurs échange standard compris entre 100 et 200 €.

L'autre solution est la remise en état du démarreur. Peu usitée par les professionnels de l'automobile (malheureusement, ils deviennent par la force des choses de simples poseurs de pièces et perdent la maîtrise technologique), c'est pourtant la solution la plus économique pour les pannes mineures (balais – encrassement). On trouve des kits réparation complets de 30 à 50 €.

Cette technique consiste à :

  • démonter le démarreur ;
  • contrôler visuellement l'état général (contacts – collecteur...) ;
  • contrôler les continuités et isolations électriques, la résistance des bobines ;
  • remplacer les balais et bagues (nécessite la plupart du temps de maîtriser la soudure à l'étain) ;
  • nettoyer et graisser ;
  • nettoyer et graisser le train épicycloïdal s'il existe ;
  • remonter et faire des essais statiques.

Avoir de bonnes connaissances électriques et technologiques du démarreur est indispensable.

À noter : l'autre solution est de confier ce travail à un atelier d'électricité automobile : de plus en plus rare, ce sont pourtant des spécialistes de la remise en état, avec souvent à la clé un prix de réparation bien inférieur à celui du garage classique (de -20 à -30 %).

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