Chassis de voiture

Sommaire

Le châssis d'une voiture est l'équivalent du squelette pour l'homme : c'est son ossature, le support de tous ses organes.

Le châssis, élément incontournable

La conception du châssis est déterminante pour l'orientation donnée au type de véhicule :

  • Le châssis supporte les trains avant et arrière, les suspensions, le freinage et influe directement sur l'efficacité et les performances de ceux-ci.
  • L'ensemble motopropulseur (moteur, boîte, pont, transmissions) y est greffé : celui-ci est disposé à l'avant (sur la plupart des véhicules de tourisme), en position centrale (sur les véhicules de prestige et de compétition) ou en porte-à-faux arrière (là aussi, sur les véhicules de compétition).
  • Le châssis réserve un emplacement pour l'habitacle en position centrale et pour la malle arrière, caractéristiques déterminantes pour le confort des passagers.

Les différents types de châssis

On distingue différentes configurations de châssis en fonction des véhicules :

Le châssis à cadre classique

Il est composé de deux poutres métalliques creuses parallèles (longerons), reliées par des barres transversales ; la caisse (carrosserie) est fixée dessus par boulonnerie et souvent par l'intermédiaire de silentblocs pour filtrer les vibrations. Très robuste et rigide, il a pour inconvénient de ne pas absorber les chocs en cas d'accident.

Ce type de structure n'existe plus pour les voitures de tourisme ; elle s'applique à des véhicules plus rustiques (certains 4 × 4 et utilitaires).

Le châssis plateforme à cadre plancher

Dans cette configuration, les longerons et traverses sont recouverts par une tôle mince en acier formant le plancher du véhicule ; le restant de la carrosserie est fixée par boulonnerie et par un joint étanche.

Aujourd'hui abandonné, ce type de châssis a fait par le passé le bonheur de milliers d'automobilistes (notamment des Citroën 2CV et Renault 4L).

Le châssis monocoque

Ce châssis équipe la majorité des véhicules actuels : carrosserie et châssis ne font qu'un et sont constitués de tôles mécanosoudées embouties. Le châssis monocoque allie rigidité, flexibilité et légèreté. Il est conçu pour absorber les chocs.

Bon à savoir : le moteur est soutenu par un cadre métallique, appelé le berceau, lui-même fixé au châssis monocoque.

Le châssis tubulaire

Le châssis tubulaire (ou treillis tubulaire), est composé uniquement de tubes soudés entre eux de façon à apporter une rigidité optimum ; très léger, on le trouve sur les véhicules spécifiquement créés pour la compétition (Formule 1, prototypes de rallye, etc.) et sur les véhicules de sport haut de gamme (Ferrari, Lamborghini, etc.).

Le châssis-poutre

L'ossature est constituée d'une seule poutre centrale, complétée par des éléments latéraux qui supportent la carrosserie. Très peu usité de nos jours, le châssis-poutre a équipé des véhicules de compétition et de sport (Renault Alpine A310).

Le châssis et sa maintenance

Le contrôle technique

Le châssis fait partie des 133 points de contrôle, sous la rubrique « Châssis et accessoires du châssis », et peut être soumis à contre-visite en cas de détérioration importante (perforation, déformation, corrosion excessive, etc.).

Bon à savoir : le contrôle technique est renforcé depuis le 20 mai 2018 (arrêté du 2 mars 2017). Les points contrôlés sont passés de 123 à 133 et le nombre de défaillances de 453 à 606. Les points de défaillances sont répartis en 3 niveaux : défaillances mineures (pas d'obligation de contre-visite), défaillances majeures (véhicule soumis à contre-visite avec un délai de 2 mois) et défaillances critiques (le véhicule n'est plus autorisé à circuler sauf le jour du contrôle, et est soumis à contre-visite dans un délai de 2 mois).

Les interventions sur le châssis

Réservées aux professionnels de la carrosserie, elles peuvent concerner tout ou partie du châssis (plancher, montants, pavillon – toit –, etc.). Elles consistent à découper selon des procédures bien précises des éléments du châssis et à les refixer par soudure ou points.

Le passage au marbre du châssis

En cas de déformation importante consécutive à un choc, le châssis est placé sur un banc regroupant des points repères aux normes constructeur. Le passage au marbre permet de redresser le châssis par rapport à ces points repères.

Bon à savoir : le coût (très onéreux) d'une intervention consécutive à un accident est pris en charge par l'assurance de l'automobiliste, après expertise.

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