Voyant moteur

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Pour tout bon technicien, la démarche de diagnostic consiste en premier lieu au questionnement du client, afin de repérer des indices, au même titre que la police scientifique, tant à la mode. Un des premiers indices, dixit le client, est l'allumage du « voyant moteur », qu’il faut absolument identifier précisément au tableau de bord ; souvent, il s'agit du voyant de diagnostic... Le point maintenant.

Voyant moteur : Description et rôle

Un voyant d'alerte

Il s'agit d'un voyant au tableau de bord, de couleur jaune, quelquefois rouge, avec le symbole d'un moteur, parfois coiffé d'un transistor, ou encore marqué « CHECK ».

C'est un voyant d'alerte, souvent accompagné d'un message (« défaut injection », « consulter l'atelier »…). Il informe de tout problème de gestion électronique du moteur, notamment tous les défauts liés à l'E.O.B.D. (European On Board Diagnostic), c'est-à-dire tous les dysfonctionnements pouvant altérer la gestion de la pollution moteur.

Remarque : le voyant moteur, comme tous les autres voyants, s'allume systématiquement à la mise sous contact, permettant ainsi de vérifier son fonctionnement.

Il vous alerte de 2 façons : le mode clignotant et le mode fixe.

Mode clignotant

Il alerte sur un défaut mineur ou intermittent, qui n'impacte pas la sécurité du système de gestion moteur. Si le défaut ne se reproduit pas, il ne se rallumera pas.

Malgré tout, ce défaut restera enregistré dans le boîtier de gestion moteur sous l'appellation «  défaut intermittent ».

Exemple : défaut intermittent connectique – contacteur pédale – capteur pression air encrassé par hydrocarbures – etc.

Mode fixe

Ici, çà se corse : il s'agit d'un défaut permanent ou du dysfonctionnement d'un organe important (capteur PMH – température d'eau etc.).

Dans ce cas, la plupart du temps, vous ressentirez une perte de puissance, un ralenti accéléré, ou tout autre symptôme, car le calculateur de gestion moteur passe en mode dégradé.

Exemple : le capteur de température d'eau n'envoie plus d'information cohérente. Le calculateur sélectionnera alors une valeur arbitraire moyenne de température moteur, de façon à obtenir un fonctionnement correct, mais non optimal de l'injection, tout en commandant le motoventilateur en fonctionnement forcé. Dans certains cas, il limitera le régime moteur par sécurité.

Extinction du voyant moteur

Contrairement aux idées reçues, son extinction ne passe pas simplement par la mise en œuvre de l'appareil de diagnostic. Il est en effet illusoire de penser que son effacement réglera le problème.

Il faut évidemment régler en premier lieu le dysfonctionnement qui l'a fait s'allumer ; c'est de la recherche de panne, et cela implique :

  • une connaissance approfondie du système ;
  • un minimum d'outillage (multimètre – oscilloscope – appareil diagnostic) ;
  • de la documentation technique (implantations – schémas électriques – synoptiques, etc.) ;
  • une connaissance technologique (interprétations des données et paramètres – valeurs nominales…).

Une fois le défaut identifié, et l'élément défectueux remplacé ou réparé, il faudra alors effacer le défaut enregistré dans la mémoire du boîtier de gestion. Après essai, une dernière vérification avec l'appareil de diagnostic afin de vérifier l'absence de défaut permettra de valider définitivement la réparation.

Conclusions sur le voyant moteur

Comme vous l'avez compris, ce malheureux voyant allumé est synonyme de frais annoncés, dont nous ne pourrions donner une fourchette suffisamment précise.

Si vous n'êtes pas un technicien chevronné (paramètre important, contrairement à celui du matériel, puisqu'un simple multimètre permet de faire beaucoup), vous ne couperez pas à une visite à votre garagiste préféré.

L’étendue des dégâts peut se solder par un simple problème de connectique et aller jusqu'au remplacement d'un organe onéreux du système de gestion moteur.

Pour en savoir plus :

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