Nettoyer une vanne EGR

Sommaire

La vanne EGR, afin de réduire les émissions polluantes, fait recirculer les gaz brûlés d’échappement dans l’admission. Mais ce principe favorise en même temps le dépôt de particules (hydrocarbures, suies, calamine…) dans le circuit d’admission.

Lorsqu'elle devient fortement encrassée, la vanne EGR ne fonctionne plus correctement. Il faut alors la déposer, la nettoyer, et traiter conjointement l’ensemble du système en place sur le véhicule.

Suivez pas à pas comment nettoyer une vanne EGR.

Zoom sur les produits de nettoyage de vanne EGR

Il s’agit d’un produit curatif, dont de nombreuses déclinaisons sont disponibles sur Internet.

Bon à savoir : évitez les produits aérosols à injecter directement par la durite d’alimentation en air, dans le circuit d’admission. Ce procédé, mal maîtrisé, peut être préjudiciable au moteur.

  • Il y a par exemple le kit d’une marque très connue dans le monde des additifs, nettoyants, traitements moteur, appelé « kit nettoyant vanne EGR ». Il est proposé au tarif de 36 €.
  • il est composé :
    • d’une bombe aérosol pour le traitement localisé de la calamine (idéal pour la vanne EGR déposée) ;
    • d’un flacon nettoyant, à mélanger dans le réservoir (avec au minimum 20 l de carburant).

Bon à savoir : une autre solution consiste à appliquer un traitement par une station d’injection, soit par traitement chimique, soit par pyrolyse. Ce procédé se révèle très efficace (50 à 80 € le traitement), mais il est mis en œuvre uniquement par des professionnels.

1. Respectez les consignes de sécurité lors de la manipulation des produits

Les produits de nettoyage étant agressifs, adoptez les dispositions suivantes.

  • Travaillez avec des gants et évitez le contact direct avec le produit.
  • Portez des lunettes de protection.

Important : en cas de projection, rincez-vous les yeux abondamment à l’eau.

  • Évitez la proximité d’une flamme car le contenu aérosol est inflammable.

Bon à savoir : avant d'intervenir sur votre voiture, assurez-vous que l’utilisation d'un produit n’entraîne pas une nullité de garantie par le constructeur (voir les clauses).

2. Traitez la vanne EGR

  • Déposez la vanne EGR et placez-la dans un bac plastique (un bac de vidange du commerce ou plus simplement un bidon d’huile de 5 l découpé).

Bon à savoir : la vanne EGR est difficilement accessible sur certains véhicules. Il est dans ce cas préférable de voir un garagiste.

  • Disposez l’ensemble sur un établi par exemple, à un endroit où des éléments sensibles ne peuvent pas être atteints par projection.

Bon à savoir : placez-vous à distance notamment de la voiture et de sa carrosserie.

  • Vaporisez le produit aérosol sur toute la surface contaminée de la vanne.
  • Faites de même sur le véhicule, pour toutes les parties accessibles.
  • Laissez le produit agir 5 à 10 minutes.
  • Grattez avec un racloir la calamine restante.
  • Éliminez les traces restantes par vaporisation du produit et laissez sécher.
  • Reposez la vanne EGR.

Bon à savoir : souvent, le remontage de la vanne EGR nécessite l’utilisation d’un outil de diagnostic pour l’apprentissage par le calculateur de gestion moteur.

3. Traitez le circuit d’admission sur le véhicule

Une fois la vanne EGR remontée sur le moteur, cette étape permet de compléter le traitement aux endroits inaccessibles (intérieur du collecteur d’admission, canalisations, soupapes, chambres de combustion…).

  • Faites tourner le moteur pour l’amener à la température de fonctionnement.
  • Versez le flacon de produit nettoyant dans le réservoir de carburant.

Bon à savoir : prévoyez au moins 20 l de carburant dans le réservoir pour faire le mélange.

  • Faites tourner le moteur à un régime accéléré ou faites un essai sur route.

Bon à savoir : sélectionnez par exemple un trajet sur autoroute en privilégiant les hauts régimes. Roulez à la vitesse maximale autorisée avec un rapport de boîte inférieur (la 5° vitesse en lieu de la 6°, ou la 4° vitesse en lieu de la 5°).

4. Effectuez un traitement préventif

Après avoir constaté une amélioration du fonctionnement du véhicule (disparition des à-coups moteur, meilleur rendement, moins de consommation, moins de fumées…), poursuivez éventuellement par un traitement préventif.

Important : si les symptômes persistent après traitement, un diagnostic approfondi doit être mené par un professionnel.

  • Envisagez le traitement préventif en cas d'encrassement régulier, souvent dû aux conditions d’utilisation de la voiture.

Bon à savoir : si vous ne constatez pas de dysfonctionnement, il est inutile de faire un traitement avec ces produits, malgré tout onéreux.

  • Les mêmes fournisseurs proposent des produits préventifs à administrer régulièrement. Un flacon de 500 ml peut coûter 35 €.
  • La périodicité du traitement préventif varie selon l’utilisation du véhicule :
    • tous les 5 000 km pour des trajets courts urbains de moins de 30 km ;
    • tous les 15 000 km pour une utilisation soutenue (plus de 50 km d’une teneur et parcours sur autoroute).
  • Comme pour le traitement curatif, le produit s’utilise en le versant dans le réservoir de carburant.
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