Amortisseur hydraulique

Sommaire

L'amortisseur hydraulique est un composant essentiel des suspensions sur les voitures modernes. Quelle est sa place au sein de la suspension ? Comment fonctionne-t-il ? Quels sont les différents types d'amortisseur hydraulique ? Autant de questions qui trouvent leur réponse dans cet article !

Amortisseur hydraulique : caractéristiques

Rôle de l'amortisseur hydraulique et de la suspension

La suspension dans le véhicule est formée d'un ressort et d'un amortisseur par roue dont le rôle est d'absorber les irrégularités de la route en garantissant :

  • une bonne tenue de route en maintenant la roue en contact avec la chaussée ;
  • la filtration des oscillations de la roue ;
  • la protection des organes du véhicule ;
  • le confort des passagers.

Principe de fonctionnement de l'amortisseur hydraulique

Il doit freiner et ralentir les oscillations dues au ressort et plaquer la roue au sol. La base de son fonctionnement est la suivante :

  • Il est fixé d'un côté à la caisse et de l'autre à la partie mobile solidaire de la roue. À chaque déplacement de la roue, un piston se déplace dans un cylindre empli d'huile.
  • Dans le piston, des clapets calibrés freinent le passage de l'huile et ralentissent son coulissement contribuant à l'amortissement des chocs.

L'amortisseur hydraulique est pourvu de clapets pour la compression (freinant la roue lorsqu'elle comprime la suspension) et de clapets pour la détente (pour freiner la descente de la roue).

Les différents types d'amortisseurs

L'amortisseur monotube

Il dispose simplement d'une chambre ; en réalité, ce type d'amortisseur n'est plus utilisé.

L'amortisseur bitube

Il est composé de deux chambres en série comportant chacune des clapets calibrés différemment, qui permettent un amortissement différencié suivant la force appliquée par la compression ; ce système favorise un amortissement progressif.

L'amortisseur à chambre compensatrice

Il est pourvu d'une chambre contenant de l'air : son but est d'adoucir l'amortissement par l'élasticité de l'air, l'huile étant incompressible ; ce système permet notamment d'atténuer ou supprimer le choc lorsque l'amortisseur vient en butée.

L'amortisseur à chambre à gaz

L'air dans la chambre compensatrice est remplacé par de l'azote sous pression (de 10 à 20 bars), les avantages étant :

  • l'absence d'émulsion de l'huile ;
  • l'absence d'oxydation ;
  • la tenue de la qualité d’amortissement, l'azote étant un gaz neutre, sa température reste stable quelque soit la pression subie.

Prix et entretien de l'amortisseur hydraulique

Le remplacement se justifie en cas de fuite de l'huile, de détérioration des fixations de l'amortisseur ou de dégradation de la tenue de route.

Les symptômes se traduisent par des bruits, des oscillations importantes de la suspension ou des rippages des roues en virage et sur route irrégulière.

Les tarifs des amortisseurs hydrauliques sont variables suivant le modèle du véhicule, la qualité que vous désirez et le fournisseur. Synthèse dans le tableau suivant :

(Nous prenons comme base un véhicule de gamme moyenne. Les prix sont indicatifs. Au préalable de tout achat, faire établir un devis.)

Catégorie amortisseurs

Technologie

Origine constructeur

Équipementiers

Centres auto

Sites internet

Préparateurs compétition

Standard

 

Huile/air

40 à 70 €

30 à 50 €

20 à 40 €

20 à 40 €

Non disponible ou non conseillé

Amortisseurs à gaz

Azote

100 €

80 €

70 €

55 €

80 €

Avec réglage hydraulique

Réglage de la compression et de la détente

Non disponible

180 € sur commande

150 € sur commande

Non disponible

135 €

Combiné ressort-amortisseur

Type moto à usage exclusivement compétition (réglages multiples hydraulique et précharge du ressort)


 

Non disponible


 

820 € sur commande


 

Non disponible


 

Non disponible


 

630 €

Les points du contrôle technique

Les points du contrôle technique concernant les amortisseurs sont les suivants :

  • Présence de suintements d’huile indiquant une fuite dans le circuit (contre-visite à la clé) ;
  • Déformation de la tige ou du corps de l’amortisseur ;
  • Corrosion de la tige ou traces de chocs ;
  • Mauvaise fixation de la tige (contre-visite à la clé).

Un amortisseur mal fixé, endommagé ou présentant des signes de fuite ou de dysfonctionnement grave présente une défaillance majeure. Ces défaillances doivent faire l'objet d'une réparation, et le véhicule est soumis à une contre-visite dans un délai de 2 mois pour faire constater les réparations.

Bon à savoir : le contrôle technique est renforcé depuis le 20 mai 2018 (arrêté du 2 mars 2017). Les points contrôlés sont passés de 123 à 133 et le nombre de défaillances de 453 à 606. Les points de défaillances sont répartis en 3 niveaux : défaillances mineures (pas d'obligation de contre-visite), défaillances majeures (véhicule soumis à contre-visite avec un délai de 2 mois) et défaillances critiques (le véhicule n'est plus autorisé à circuler sauf le jour du contrôle, et est soumis à contre-visite dans un délai de 2 mois).

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